Pierre Claver Maganga Moussavou sera-t-il évincé de la vice-présidence ?

LIBREVILLE (Equateur) – D’après certaines indiscrétions, il est fort probable, que l’actuel vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, soit évincé de son poste dans les tous prochains jours. Le récent voyage du Premier ministre Julien Nkoghé Békalé à la 14ème session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etats et de gouvernements de la CEMAC, en lieu et place du président de la République, semble conforter ce point de vue.

 

Le vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou pourrait être évincé de son poste par le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba. L’information qui circule sur la toile, semble être confortée par la récent voyage du Premier ministre Julien Nkoghé Békalé, à N’Djaména au Tchad, où il a représenté le président gabonais à la 14ème session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et gouvernement de la CEMAC.

 

En effet, selon certaines indiscrétions, sur le plan protocolaire au Gabon, c’est au vice-président de la République de représenter le Chef de l’Etat, lorsque ce dernier est empêché. Ce fut le cas au mois de novembre 2018, lorsque la Cour Constitutionnelle a ajouté un aléa à l’article 13 de la Constitution par rapport à l’indisponibilité du Chef de l’Etat, afin de permettre au vice-président Maganga Moussavou de présider le Conseil des ministres. Comment expliquer alors que pour N’Djaména, ce soit le Premier ministre qui représente le Chef de l’Etat, s’interrogent-elles ?

 

A cette problématique, ces personnes estiment que c’est le directeur de cabinet de la présidence de la République, Brice Laccruche Alihanga, qui aurait décidé que le président Ali Bongo Ondimba soit représenté par le Premier ministre à N’Djaména. Démontrant ainsi, que c’est lui qui dirige le Gabon comme le prétendent certains leaders de l’opposition et de la société civile. Une approche tendancieuse, car si elle était fondée, il est évident qu’elle conforterait plusieurs qui estiment que le président Ali Bongo Ondimba n’est plus en capacité de diriger le Gabon et qu’il serait instrumentalisé par ses proches, qui souhaitent préserver leurs avantages.

 

Toutefois, certains responsables de l’administration publique, que nous avons interrogés à ce sujet, soutiennent que cette information est un pur mensonge et une manipulation. D’après leur point de vue, le Chef de l’Etat est le seul capable de choisir la personne qui doit le représenter à l’étranger. Pour preuve, expliquent-elles, à l’investiture de certains Chefs d’Etats africains, ce n’est pas le vice-président de la République qui a représenté Ali Bongo Ondimba, à chaque fois qu’il était indisponible. L’année dernière par exemple, expliquent-elles, le président du Sénat et le Premier ministre, ont représenté le Chef de l’Etat.

 

« C’est simplement le pouvoir discrétionnaire du président de la République, de désigner qui parmi ses collaborateurs, doit le représenter à l’extérieur. Le directeur de cabinet qui est victime d’une cabale depuis quelque temps, n’a rien à avoir. Et cela ne signifie pas que le vice-président Maganga Moussavou, va être démis de ses fonctions. Cette information des réseaux sociaux est infondée », conclut un fonctionnaire de la présidence de la République, qui a requis l’anonymat.

 

Pierre Claver Maganga Moussavou sera-t-il évincé de la vice-présidence ? On le saura dans les tous prochains jours si c’est une information avérée ou simplement une intox.

 

James RHANDAL

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