Le Gabon va se doter d’un nouveau barrage hydroélectrique à Kinguélé Aval d’une capacité de 35 MW

LIBREVILLE (Equateur) – Ce nouveau barrage hydroélectrique qui sera construit dans la zone de Kinguélé aval d’une capacité de 35 MW, soit une production annuelle de 200 GWh, est le fruit du partenariat entre l’Etat gabonais et la société française Meridiam qui est spécialisée dans le développement, le financement et la gestion de projets d’infrastructures publiques sur le long terme. Ce projet d’envergure qui est en développement depuis 2016, va démarrer dès l’année prochaine.

 

Selon une source autorisée, le but de ce projet d’envergure, est d’accompagner le Gabon dans son développement économique et énergétique, conformément à la vision du président gabonais, Ali Bongo Ondimba. Ce projet qui est en développement depuis 2016, est piloté par la société française Meridiam, qui est spécialisée dans le développement, le financement et la gestion de projets d’infrastructures publiques sur le long terme.

 

Pour la construction de l’aménagement hydroélectrique, un appel d’offres international a été lancé en vue d’obtenir les meilleures conditions techniques et économiques du marché, apprend-on. Le développement du projet est assuré par la société Asonha Energie, société de droit gabonais détenue à 60% par Meridiam et à 40% par Gabon Power Company (GPC).

 

En termes de spécificités techniques, le projet de Kinguélé Aval bénéficie d’une implantation unique à de nombreux égards : Moins de 200 m de ligne Haute Tension à créer, grâce à un raccordement sur les lignes existantes d’évacuation d’énergie de Tchimbélé/Kinguélé passant à proximité ; Moins d’un kilomètre de route à créer (site du projet à proximité immédiate de la route d’accès aux ouvrages de Kinguélé/Tchimbélé) ; Peu d’impact dans la zone inondée par le réservoir ; Installations de chantier sur des zones de friches industrielles existantes ; Pas de création de carrière sur la zone du projet limitant les nuisances ; Pas de travaux souterrains limitant le risque de dérive de coût et de planning.

 

Ainsi donc, la synergie d’ouvrages avec Kinguélé et Tchimbélé permettra à la SEEG d’optimiser la production à moindre coût. Aussi, sur le plan environnemental, le projet s’inscrit dans la lignée des objectifs du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE), à savoir, faire du Gabon un exemple d’économie fondée sur le respect de l’environnement. La construction de la centrale hydroélectrique permettra à l’Etat gabonais de poursuivre sa transition énergétique en remplaçant des unités de production au fuel par de l’hydroélectricité pour ainsi faire une économie d’émission de plus de 150.000 tonnes de CO2 par an.

 

Sur le plan économique, un chantier de 80 milliards de FCFA va être lancé au Gabon dès l’année prochaine. Au moins 800 emplois directs seront offerts aux gabonais en période de construction, et ce sans compter les emplois indirects générés par l’activité de construction, que ce soit pour fournir les 75 000 tonnes de ciments par CIMAF (soit 15% de la production annuelle de CIMAF estimée à 500.000 tonnes) ou encore les 490 000 tonnes d’agrégats auprès de la carrière COLAS ou encore la conduite des centaines de camions nécessaires lors du chantier.

 

En conformité avec les meilleurs standards internationaux (standards de performance de la Société Financière Internationale, du groupe Banque Mondiale), le projet inclut un ensemble de mesures d’atténuation visant à prendre en compte les enjeux environnementaux locaux, notamment l’établissement d’un partenariat à long terme avec l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), qui inclut un soutien financier à sa lutte contre le braconnage dans les parcs nationaux et la mise en œuvre d’un mécanisme de compensation des pertes de surface développée en parfaite collaboration avec l’ensemble des autorités concernées.

 

Concernant l’aspect social, le projet intègre aussi une part d’électrification rurale en offrant le raccordement du village d’Andock Foula (situé à 3 km du site et actuellement privé d’électricité) à la centrale. Il est aussi prévu la possibilité d’étendre ce service à d’autres localités dans la région comme celle d’Allen Komo (situé à 7 km du projet). Le projet mettra également à disposition des populations locales un fonds communautaire pour les accompagner.

 

Le projet sera financé par des capitaux privés sans recours au budget de l’Etat. Les emprunts à long terme seront apportés par des banques de développement de premier plan, à savoir la Société Financière Internationale (SFI, du groupe Banque Mondiale), la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque de Développement d’Afrique Australe (DBSA) et la Banque Islamique de Développement (BID). A l’issue de la période de concession, l’Etat gabonais prendra pleine possession de la centrale à titre gracieux et cette dernière sera tenue d’être en parfait état de fonctionnement.

 

Pour rappel, Meridiam est une société française d’investissement, spécialisée dans le développement, le financement et la gestion de projets d’infrastructures publiques, à long terme et de manière durable. En Afrique, Meridiam développe des projets en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Nigeria, au Ghana, à Madagascar et au Kenya. Le Groupe dispose de plus de 75 projets en cours de développement, en construction ou en exploitation dans 23 pays, et compte 250 collaborateurs dont 110 dans les sociétés de projet.

 

Partenaire du Gabon dans le développement d’infrastructures critiques au développement de l’économie locale, Meridiam détenaient 25% des parts du Port Minéralier d’Owendo et développe conjointement avec le FGIS, le projet de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval portant sur le financement, la conception, la construction et l’exploitation de la centrale. Meridiam est certifié ISO 9001 : 2015, ISO 26000 Advanced par Vigeo Eiris et applique une méthodologie systématique et propre en matière d’ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) et d’impact basée sur les objectifs de développement durable de l’ONU (UNSDG).

 

 

Levi NGOMA

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