Sécurité Alimentaire : Lancement de la phase 2 du programme Wave ce mercredi 6 novembre à Libreville

LIBREVILLE (Equateur) – Après la première phase qui a permis entre autres, la mise en place des laboratoires biotechnologiques, d’identifier les caractéristiques des virus des plantes à racines et tubercules dont principalement le manioc, et d’élaborer des plans d’action nationaux de lutte contre les maladies virales du manioc dans certains pays d’Afrique centrale et de l’Ouest, le programme Wave (Épidémiologie du virus en Afrique centrale et de l’ouest) lance sa deuxième phase le mercredi 6 novembre prochain à Libreville.

 

Le lancement de la deuxième phase du programme Wave (Épidémiologie du virus en Afrique centrale et de l’ouest) se fera ce mercredi 6 novembre à Libreville, sous le thème « la force de l’union pour une productivité agricole durable en Afrique centrale et de l’ouest ». La responsable de la communication et des relations publiques du Wave, Adja Aminata Ndiaye, l’a fait savoir à la presse nationale et internationale, le mercredi 30 octobre dernier.

La responsable de la communication du programme Wave, Adja Aminata Ndiaye ….

D’après Mme Ndiaye, contrairement à la première phase qui a permis la mise en place entre autres, des laboratoires biotechnologiques, d’identifier les caractéristiques des virus des plantes à racines et tubercules dont principalement le manioc, et d’élaborer des plans d’action nationaux de lutte contre les maladies virales du manioc dans certains pays d’Afrique centrale et de l’ouest, cette deuxième phase permettra de fédérer et construire des alliances, des collaborations et des actions collectives contre les maladies virales des cultures en Afrique.

 

Revenant sur les deux principales grandes maladies virales qui attaquent le manioc, la responsable de la communication et des relations publique du programme Wave, a expliqué aux journalistes qu’elles constituent une véritable menace à la production du manioc, et par conséquent à la sécurité alimentaire en Afrique.

 

« Parmi ces obstacles, la maladie de la Mosaïque Africaine du Manioc (Cassava Mosaic Disease, CMD) constitue la première contrainte de production du manioc car pouvant entrainer 40 à 70% de perte de rendement. De plus, l’arrivée récente de la Maladie de la Striure Brune du Manioc (Cassava Brown Streak Disease, CBSD) en Afrique Centrale, vient amplifier les contraintes à la production entrainant des pertes de rendement pouvant atteindre 90% voire 100% », a-t-elle déclaré.

 

D’où l’intérêt du thème de la deuxième phase du programme, qui permettra aux différentes parties prenantes d’explorer dans les panels prévus pour l’occasion, des pistes de collaboration sur les projets d’intérêt commun pour contribuer à atteindre une sécurité alimentaire durable en Afrique, a-t-elle souligné.

… discutant avec les journalistes

S’agissant de la cérémonie de lancement, elle verra la participation des acteurs de la recherche scientifique et du développement agricole d’Afrique centrale et de l’ouest. Selon Adja Aminata Ndiaye, elle se déroulera en deux étapes : la première étape sera ponctuée d’allocutions et présentation du programme, tandis que la deuxième étape se fera sous forme de tables rondes des partenaires techniques et financiers.

 

Parmi les deux cents participants attendus à cette grande rencontre, confie Mme Ndiaye, on note entre autres, la présence des ministres en charge de l’Agriculture et/ou de la Recherche scientifique des pays membres du programme Wave, les bailleurs de fonds du programme Wave, BMGF et DFID, les institutions financières internationales (BAD, BID…), mais surtout la représentante de la Fondation Bill & Melinda Gates (BMGF), Dr. Katherine Kahn.

 

Concernant les panels prévus pour l’occasion, les participants réfléchiront sur les types de collaboration à mettre en place avec les institutions régionales, pour une productivité agricole durable en Afrique centrale et de l’ouest, mais aussi sur l’intérêt d’unir leurs ressources pour mieux soutenir une productivité agricole durable.

 

Pour rappel, l’Afrique est le plus grand producteur mondial de manioc (57%) avec malheureusement le plus faible rendement moyen, car la culture du manioc y est sujette à plusieurs contraintes qui affectent sa productivité. Aussi, dans la lutte contre les maladies virales qui menacent le manioc, la Fondation Bill & Melinda Gates (USA) et le Département international pour le développement (Royaume Uni), soutiennent financièrement le programme Wave.

 

 

Levi NGOMA

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