Mort du député gabonais Guy François Mounguengui Koumba : suicide ou meurtre ?

 

LIBREVILLE  (Equateur) – Le corps sans vie du député gabonais, Guy François Mounguengui Koumba a été retrouvé le 20 mai dernier à son domicile, pendu à une corde dans la salle bain. Alors que plusieurs crient au suicide, certains enquêteurs penchent plutôt pour un meurtre maquillé en suicide au regard de quelques éléments non négligeables de la scène de crime.

 

Le député du Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir) au 1er siège du 5ème arrondissement de Libreville, Guy François Mounguengui Koumba, a été retrouvé mort le 20 mai dernier aux environs de 14h à son domicile. Pendu dans sa salle bain et en caleçon, l’ancien journaliste de la RTG devenu Gabon télévision, a été retrouvé par un membre de sa famille qui a alerté la Police judiciaire.

 

 

Les premiers éléments de l’enquête font penser à un suicide. Le député se serait donner la mort. Il n’a malheureusement laissé aucune lettre pour expliquer à sa famille son acte. Pourquoi s’est-il donc suicidé ?

 

D’après certains experts en criminologie, le suicide est un acte de désespoir. C’est le fait des personnes qui éprouvent des difficultés à vivre et à s’épanouir. « Des personnes souffrant de troubles mentaux peuvent aussi avoir l’esprit suicidaire. Etait-ce le cas pour l’honorable Guy François Mounguengui Koumba ? Je ne pense pas », explique un officier de police judiciaire.

 

Effectivement, selon certaines indiscrétions, le député Guy François ne semblait pas avoir des problèmes, que ce soit sur le plan émotif, familial ou professionnel. De même, il ne semblait pas avoir de soucis d’argent, qui auraient pu justifier un tel acte. L’enquête diligentée par la Police judiciaire permettra sans nul doute de comprendre les raisons de ce qui semble être un suicide.

 

Toutefois, d’après un spécialiste en criminologie qui a requis l’anonymat, il semblerait que cette mort soit un meurtre maquillé en suicide. Pour étayer son assertion, il s’est appesanti sur les éléments de de la scène de crime.

 

Premièrement, la position du corps par rapport à la corde. On observe que les pieds ne sont pas dans le vide. Ce qui ne peut en aucun cas conduire à une strangulation mortelle, explique-t-il.

 

Deuxièmement, toute personne qui se suicident doit avoir éjaculé et faire des selles. Est-ce que ces deux signes importants pour conclure à un suicide, étaient-ils perceptibles ? S’il n’en est rien, comment peut-on affirmer qu’il s’agit d’un suicide par pendaison, s’interroge-t-il.

 

« Il y a trop de zones d’ombres qui méritent d’être éclairées. Et la réponse à ces interrogations, serait un début. Pour l’instant, je reste sceptique », a conclu cet enquêteur.

 

Si la mort du député gabonais Guy François Mounguengui Koumba n’est pas un suicide mais un meurtre maquillé en suicide, il faudrait vérifier s’il ne s’agit pas d’un cambriolage qui a mal tourné comme avec la sœur de l’église catholique qui a été retrouvée morte à son domicile le mois dernier ; Et s’il s’avère que la maison du député n’a pas été cambriolée, que tout est en place, alors on pourrait être en présence d’un règlement de compte. Affaire à suivre !

 

 

Levi NGOMA 

 

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