Gabon : L’homosexualité est un droit humain fondamental d’après l’épouse du Président gabonais, mais…

LIBREVILLE (Equateur) – L’épouse du Président gabonais, Sylvia Bongo Ondimba, soutient la dépénalisation de l’homosexualité votée majoritairement par les députés gabonais le mardi 23 juin dernier. C’est à travers son compte tweeter et facebook, qu’elle a exprimé son point de vue sur la question.

 

D’après Sylvia Bongo Ondimba l’homosexualité est un droit humain et fondamental. Autrement dit, chaque individu a le droit de pratiquer librement la tendance sexuelle qui lui convient : hétérosexuel, homosexuel, bisexuel etc, sans être condamné. « Le Parlement rétablit un Droit humain fondamental pour ses citoyens: celui d’aimer, librement, sans en être condamné. La République défend le respect de la vie privée de chacun de ses enfants et reste Une et Indivisible au-delà des petits et grands sentiments. Oui à la dignité, non à la haine », peut-on lire.

 

S’il est vrai que la Constitution gabonais dans son préambule affirme son attachement au respect des libertés et droits du citoyen, notamment le respect de sa vie privée, il n’en demeure pas moins que la même Constitution proclame son attachement aux valeurs sociales profondes et traditionnelles gabonais, à son patrimoine culturel, matériel et spirituel. Ce qui semble vouloir dire, que si les gabonais ont le droit de mener librement leur vie, cela doit se faire en conformité avec nos valeurs traditionnelles et religieuses, nos us et coutume.

 

De ce fait, l’homosexualité étant fortement décriée par l’ensemble des us et coutumes du pays, quand bien même cette pratique est pour certains un droit humain fondamental, elle ne peut être imposée à la population. Car en dépénalisant l’homosexualité, c’est une manière subtile de l’imposer à la conscience populaire.

 

Pourquoi voter avec autant de légèreté un projet de loi aussi important et qui va fortement impactée le quotidien des gabonais, qui pourraient très mal réagir contre leurs concitoyens homosexuels ? Comment 48 personnes qui n’ont pas pris le soin de consulter le peuple qu’ils représentent à l’Assemblée nationale, peuvent-ils prendre une telle responsabilité ? N’aurait-il pas été plus sage de consulter la population via un référendum ou au cours des vacances parlementaires ?

 

Espérons que les sénateurs qui se pencheront sur ce projet de loi dans quelques jours, vont l’ajourner.

 

Rappelons que la proposition de dépénalisation de l’homosexualité est actuellement sur la table des vénérables sénateurs. Si elle trouve un écho favorable au sein de la chambre haute du Parlement, le texte portant dépénalisation de  l’homosexualité pourra désormais être effectif, au Gabon.

 

 

Levi NGOMA

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