Gabon/Dépénalisation de l’homosexualité : Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, interpellé

LIBREVILLE (Equateur) – Dans une déclaration lue le samedi 27 juin dernier, le président du parti politique Ensemble pour la République (EPR), Dieudonné Minlama Mintogo, sollicite l’intervention du président gabonais, Ali Bongo Ondimba, afin  d’ordonner le retrait du projet de loi sur la dépénalisation de l’homosexualité voté majoritairement par les parlementaires de l’Assemblée nationale, et qui fait craindre un soulèvement populaire.

 

Le projet de loi portant dépénalisation de l’homosexualité au Gabon, continue de susciter des réactions dans l’opinion, parmi lesquelles, celle du président de la formation politique Ensemble pour la République (EPR), Dieudonné Minlama Mintogo. Dans une déclaration lue samedi 27 juin dernier, l’ancien candidat aux élections présidentielles de 2016, sollicite l’intervention du président de la République, Ali Bongo Ondimba, afin d’ordonner le retrait de ce projet de loi très controversé dans le pays, et qui fait craindre un soulèvement populaire en cette période de Covid-19.

 

« Je demande au Président de la république , Garant de l’Unité de la Nation et de la de Stabilité du pays, Défenseur de nos Us , de nos Coutumes et de nos Traditions de ramener la Paix , la Sérénité , l’Unité et la Quiétude au sein du Peuple Gabonais en ordonnant le retrait du Projet de Loi querellé », déclare Dieudonné Minlama Mintog.

 

Pour l’homme politique, il est hors de question qu’un tel projet de loi puisse passer, dans la mesure où il va à l’encontre des us, coutumes et traditions du Gabon, mais qu’il menace surtout la paix et l’unité nationale. « Les gabonais  de tous les horizons, de toutes les ethnies, de toutes les religions, de tous les âges, et moi avec, opposent un refus catégorique à cette démarche et désavouent en même temps le gouvernement et les députés qui ont donné quitus à cette modification. Les réactions de refus exprimées par les gabonais et les gabonaises doivent être entendues et prises en considération par les plus hautes autorités : c’est ça aussi la démocratie ‘’le pouvoir du peule au peuple et pour le peuple !’’ », a soutenu le président d’EPR.

 

A travers leurs réactions de refus, pensent Dieudonné Minlama Mintogo, les populations, la société civile, les leaders religieux et certains hommes politiques, ont désavoué Julien Nkoghé Békalé et son gouvernement qui ont introduit ce projet de loi à l’Assemblée nationale, ainsi que les députés qui ont voté en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon. « …) Comme le prouve la quasi-totalité des réactions enregistrées, la démarche du Premier ministre, comporte en elle, des risques de haine, de violence, de déchirures, de déstabilisation et de division du pays », déplore M. Minlama Mintogo.

 

Ainsi donc, il revient au président de la République, Ali Bongo Ondimba de réagir, pour éviter que le pays sombre dans la violence à cause d’un projet de loi que l’on veut imposer aux gabonais.

 

 

James RHANDAL

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