Gabon/Gestion de crises : La Setrag fait la démonstration
LIBREVILLE (Equateur) – Dans un scénario impliquant les autorités administratives et militaires locales, la Société d’Exploitation du Transgabonais a réalisé le 27 janvier dernier, un exercice de gestion de crise, de secourisme et d’évacuation grandeur nature dont le thème a mis en évidence le déraillement d’un train marchandise entrainant un déversement de carburant suivi d’une explosion de citerne.
Trois séquences ont marqué cet exercice qui a débuté à 10 heures pour se terminer à 12 heures. Les opérations au lieu du déraillement du train suivi de l’explosion des citernes, celles du poste de commandement de crise et enfin les activités de la cellule de crise à la direction générale.
Pour rappel, la mise en scène a mis en évidence ce 27 janvier 2026 à 10 h 03, heure locale, le train marchandises No 000 de la Setrag circulant depuis Owendo vers sa destination finale Franceville déraille au PK 2+200.
Le train transportait au total 4 personnes dont le conducteur principal et son aide et 2 employés de SEGAS RAIL. Le train est composé de 4 wagons citernes contenant des hydrocarbures, diverses marchandises, approvisionnement divers, plateaux, containers ,véhicules etc..
Le train déraille sur 500 mètres, plusieurs wagons ont été projetés hors de la voie, dont ceux transportant des matières inflammables (essence et gazole). Un déversement suivi d’un début d’incendie, d’un wagon contenant de l’essence provoque une explosion localisée alors que plusieurs habitant venus contempler l’incident se trouve à proximité.
Le bilan des victimes à la suite de l’explosion de la citerne s’élève à 11 victimes, dont 2 deces,5 bléssés graves et 4 blessés légers, tous de riverains. Le trafic ferroviaire est suspendu pour une durée non déterminée.
On redoute une pollution de l’air ; du sol et potentiellement des cultures environnantes. Le volume de carburant perdu est estimé à 70 000 litres de gasoil et 80 000 litres d’essence.
Premiers Secours
Le contexte ainsi définit, le scénario débute par le conducteur du train qui signale au centre de gestion de circulation un déraillement au lieu-dit PK 2+200. Le CGC informe à son tour le directeur d’astreinte qui lui, signale le directeur général lequel informe à son tour le Comité de Direction.
Quelques minutes après, l’aide conducteur du train signale un incendie suivi de l’explosion d’une citerne. Toute chose qui amène le Comité de direction à déclencher la cellule de crise qui, via la direction Hygiène Sécurité Incendie HSI, dépêche sur les lieux la police ferroviaire et l’équipe incendie.
La première, pour apprécier la situation réelle et sécuriser les alentours et la deuxième pour circonscrire l’incendie. Ensuite, c’est le tour de l’équipe d’intervention d’urgence d’arriver sur les lieux.
C’est elle qui informe le directeur général, l’équipe médicale et la direction de développement durable de la situation ; Elle procède ensuite à l’application des gestes de premier secours. Elle est rejointe par le médecin chef de la Setrag et ses équipes pour les prises en charge des victimes.
Appels aux Secours Extérieurs
Nous sommes au PK 2+200, une zone habitée. La situation est préoccupante et urgente. La cellule de crise mise en place semble débordée et c’est tout naturellement que son responsable alerte les pompiers d’Owendo, tandis que le médecin chef appelle l’unité sanitaire la plus proche, donc le CHUO.
Les premiers arrivés sont les pompiers. Un Poste de Commandement de crise est mis en place pour recueillir les renseignements auprès de l’équipe de Setrag, début des opérations de lutte incendie et brancardage des victimes jusqu’au poste médical avancé.
Arrive ensuite les éléments du Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo qui après prise de renseignements auprès des équipes de la Setrag débutent leurs opérations de prise en charge des victimes et de leurs évacuations vers le CHUO. Pour la Setrag, les informations de l’incident sont remontées à la Holding Eramet par le directeur général.
Il faut rappeler que cet exercice grandeur nature est le premier organisé conjointement par la Setrag et les autorités administratives et militaires. Son but est de prévenir et former les équipes de secours en cas de catastrophes du genre, mais aussi comment d’impliquer les autorités en cas de débordements provoquant des dégâts environnementaux.
Voilà pourquoi sa mise en exergue a connu, outre la Setrag, les participations des services extérieurs, tels la Santé Militaire, le Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo, l’Autorité de Régulation de Transport Ferroviaire, le Ministère de Transports, le Ministère de l’Environnement, la Mairie d’Owendo, la Brigade de Gendarmerie de la Setrag, le Commissariat d’Owendo et le Chef de Quartier Akournam.
James RHANDAL
