Gabon : Faire de la femme parlementaire un pilier central de la 5e République
LIBREVILLE (Equateur) – C’est l’objectif de l’atelier de renforcement des capacités des femmes parlementaires gabonaises, clairement exprimé par le président de l’Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye, ce mardi 10 mars dans son discours d’ouverture.
« Femmes Parlementaires au cœur du Développement du Gabon » est le thème retenu pour cet atelier de renforcement des capacités des femmes parlementaires gabonaises, rehaussé par la présence de Me Aïssata Tall Sall, ancienne ministre des Affaires étrangères du Sénégal et experte en plaidoyer législatif; et de Mme Eve Bazaiba Masudi, ministre d’État de la RDC, spécialiste de la parité et du genre.
En présence des femmes députées et sénatrices, le président de l’Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye, a tenu à rappeler le contexte dans lequel se tient cet évènement d’importance.
« Nous nous réunissons ce jour, au lendemain de la célébration de la « Journée Internationale des Droits de la Femme », le 08 mars 2026. Ce n’est pas une simple coïncidence d’agenda, mais le signe d’une volonté politique ferme, celle de faire de la femme gabonaise un pilier central de notre 5ème République », a déclaré le président du Palais Léon Mba.
Pour Régis Onanga Ndiaye, l’avènement de la 5ème République marqué par la restauration des Institutions, permet aujourd’hui à la femme parlementaire d’occuper une place centrale.
« Votre présence au sein de notre Parlement bicaméral, n’est pas seulement le fruit d’une élection, elle est également le symbole d’un Gabon qui se transforme. Cependant, nous savons que siéger ne suffit pas. Vous n’êtes pas seulement les représentantes du peuple, vous êtes les sentinelles de l’équité et du progrès social », a-t-il indiqué.
Évoquant l’exigence du mandat législatif, le président de l’Assemblée nationale a rappelé qu’il est plus qu’une simple volonté politique. « Il requiert une maîtrise rigoureuse des procédures parlementaires, des techniques et des stratégies de contrôle de l’action gouvernementale et de l’évaluation des politiques publiques », a-t-il souligné, démontrant ainsi l’importance de cet atelier qui vise précisément à doter les femmes parlementaires de ces outils nécessaires pour la transformation de leurs convictions en textes de loi impactant.
Avant de clore son propos, le patron du Palais Léon Mba a soutenu que le renforcement de la participation politique des femmes à la vie parlementaire est une priorité pour les deux chambres du Parlement.
« Par cet atelier, nous affirmons notre volonté de voir les femmes parlementaires non seulement présentes, mais surtout influentes et décisionnaires dans toutes les commissions permanentes et en séance », a-t-il conclu.
Précisons que durant deux jours, du 10 au 11 mars, les femmes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat seront amenées à maitriser les procédures législatives et les mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale, et à renforcer leurs compétences en leadership et en prise de parole en public.
James RHANDAL
