Gabon : Les OPJ invités à appliquer les nouvelles lois pour la protection de la femme

LIBREVILLE (Equateur) – Dans le cadre de la campagne de vulgarisation des nouvelles lois portant élimination des violences faites aux femmes, des officiers de police judiciaire (OPJ) ont été invités lundi 24 janvier dernier à les appliquer.

 

 

C’est à l’initiative du gouvernement gabonais, que cette campagne de vulgarisation des nouvelles lois portant élimination des violences faites aux femmes, a été organisée à l’endroit des officiers de police judiciaire (OPJ) du pays.

 

 

Durant plusieurs heures, les hauts magistrats …

 

Quatre magistrats de haut rang ont édifié les officiers sur ces nouvelles dispositions et leur implication. Il s’agit notamment de Vendakabano, procureur général près la Cour d’appel de Libreville ; Alida Gwladys Pandja Botchi, procureur de la République adjoint ; Alberta Mboumba, premier vice président du tribunal de Libreville ; Sidonie Flore Ouwe, directeur de la formation continue de l’École nationale de la magistrature ; et enfin Hervé Patrick Roponat, procureur de la République.

 

 

Au cours de cette session de formation, le procureur de la République a rappelé, que dans le cadre des nouvelles lois qui sont relatives à l’élimination des violences faites aux femmes en République gabonaise, il était important pour le gouvernement, que les différentes administrations dont celle de la Justice, organisent des formations à l’endroit des OPJ pour une maîtrise et une appropriation avant la mise en pratique.

 

 

« C’est dans ce cadre, que nous avons subi d’abord en octobre 2021, une formation des formateurs. La suite de cette formation a été étendue de Libreville et à l’intérieur du pays, où elle a touché les huit provinces. Le but recherché, c’est la maîtrise et l’appropriation des nouvelles dispositions, et qui doivent être mises en pratique par les magistrats, les greffiers et autres auxiliaires de justice. C’est pourquoi nous sommes ici dans le cadre de cette formation qui se poursuit », a-t-il indiqué.

 

 

Pour sa part, le procureur de la République adjoint, Alida Gwladys Pandja Botchi, a interpellé les officiers sur les rapports, qu’ils doivent entretenir avec le Parquet. « C’est le lieu de rappeler aux OPJ, que vous êtes conformément à l’article 28 du code de procédure pénale, tenus d’informer immédiatement le procureur de la République des crimes, délits et contraventions dont vous avez connaissance. Et qu’au terme de l’article 41 du code de procédure pénale, le procureur de la République peut proposer au procureur général toute suspension d’un officier de police judiciaire », a-t-elle souligné avant de préciser « que le procureur général peut prendre toutes les mesures utiles pour suspendre de leur fonction, dans l’attente de la décision du ministère chargé de la justice, les officiers qui auraient fait preuve de manquements à leur devoir professionnel, au terme de l’article 36 du code de procédure pénale ».

 

… ont édifié les OPJ sur les nouvelles lois en faveur de la protection de la femme au Gabon.

 

Un point de vue partagé par le procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Vendakabano, qui a encouragé les OPJ à toujours se référer au Parquet sur les dossiers qu’ils ont en charge.

 

 

A la suite de ses collègues, le premier Vice-président du Tribunal de Libreville, Alberta Mboumba, a insisté sur le programme stratégique Gabon-Égalité, qui fait de la promotion des droits des femmes et de la réduction des inégalités hommes/femmes, l’un de ses piliers. « C’est un défi à la fois immense et de longue haleine, qui ne peut reposer que sur une vigilance de tous les instants et sur l’implication de tous les acteurs que nous sommes », a-t-elle soutenu.

 

 

En guise de conclusion, le directeur de la formation continue de l’École nationale de la magistrature, Sidonie Flore Ouwe, s’est appesantie sur l’objectif de la formation initiée par le gouvernement à l’endroit des officiers de la police et de la gendarmerie. Formation qui vise à amener les différents acteurs à s’approprier les textes et à les maîtriser, pour une meilleure applicabilité sur le terrain au bénéfice des personnes en détresse.

 

 

 

James RHANDAL

 

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