Grève des régies financières : Le gouvernement fait la sourde-oreille

LIBREVILLE (Equateur) – La menace de grève générale illimitée des syndicats des régies financières, regroupées au sein de la Confédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Cosyréf), ne semble pas inquiéter le gouvernement, qui au terme du troisième jour de la grève d’avertissement des syndicalistes, n’a toujours pas réagi.

 

L’économie du Gabon pourrait connaitre des temps sombres d’ici quelques jours, avec le déclenchement ce jeudi 7 février, d’une grève générale illimitée des agents publics des régies financières et administrations assimilées affiliés à la Cosyréf, si jamais le Premier ministre Julien Nkoghé Békalé, ne réagit pas favorablement dans la journée.

 

En grève d’avertissement de trois jours, débutée le mardi 5 février dernier, les syndicats des régies financières revendiquent entre autres, un décret du président de la République pour encadrer leurs primes, la régularisation des situations administratives et l’harmonisation des grilles de paiement.

D’après le président de la Cosyréf, Wilfried Erisco Mvou-Ossialas, « Depuis que nous avons démarré cette grève d’avertissement de trois jours, que nous observons de jour comme de nuit au sein de nos différentes administrations, le gouvernement de manière officielle, n’a toujours pas réagi », a-t-il confié.

 

Toujours selon le syndicaliste, dans quelques heures, les agents publics des régies financières tiendront une assemblée générale, qui débouchera certainement sur le lancement de la grève générale illimitée sur l’ensemble du territoire nationale. Ce qui aura un impact non négligeable sur l’économie gabonaise, déjà confrontée à quelques difficultés. Mais pour éviter une telle catastrophe, affirme un autre syndicaliste, « Le Chef du gouvernement devrait réagir, du moins ouvrir les négociations pour voir dans quelle mesure apporter des réponses aux revendications des régies financières ».

 

Interrogés sur la grève d’avertissement des régies financières, des responsables du Ministère du Budget ont affirmé qu’elle était illégale, car n’ayant pas fait l’objet d’un préavis. Toute chose que déplore le président de la Cosyréf, qui soutient le caractère légal de la grève. « La grève d’avertissement de trois jours que nous avons débuté mardi dernier, et qui prend fin ce jeudi 7 février, est la suite de la grève que décembre 2018. Nous l’avions suspendu parce que nous étions en négociation. Donc ce n’est pas une nouvelle grève pour que nous adressions un préavis de grève au secrétariat général. Mais c’est une grève qui avait été suspendue le 25 décembre 2018, et que nous avons simplement reconduit conformément à la loi », a-t-il précisé.

 

Pour rappel les syndicats des régies financières ont déclenchés mardi 5 février dernier, une grève d’avertissement de trois jours, pour revendiquer entre autres, un décret présidentielle qui doit encadrer les primes obtenues lors des négociations avec le gouvernement l’année dernière, la régularisation des situations administratives et l’harmonisation des grilles de paiement. Cette grève qui pend fin ce jeudi 7 février, pourrait déboucher sur une grève générale illimitée sur l’ensemble du territoire nationale.

 

 

James RHANDAL   

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