Suisse/114ᵉ session de la CIT : La Fetrag présente les grandes décisions de ce conclave et leurs enjeux pour le Gabon

GENÈVE (Equateur) – La 114ᵉ session de la Conférence Internationale du Travail (CIT) s’est tenue à Genève du 1er au 12 juin 2026. À l’issue de cette session, la Confédération syndicale Fetrag a dressé un compte rendu pour informer les travailleurs gabonais des principales conclusions adoptées par la Conférence et des enseignements qui peuvent être tirés pour le Gabon.

 

La Conférence Internationale du Travail (CIT) est une rencontre annuelle de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui a réuni les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs des 187 États membres, afin d’examiner les défis actuels et futurs du monde du travail.

 

Pour la Confédération syndicale Fetrag dirigée par Jocelyn Louis Ngoma, et qui a pris part à cette grande rencontre internationale, les résolutions de cette année constituent une avancée historique pour les travailleurs des plateformes numériques.

 

En effet, explique le Secrétaire général de la Fetrag, la Conférence a engagé le processus devant conduire à l’adoption d’une norme internationale sur le travail dans l’économie des plateformes numériques. Selon lui, cette future norme vise à garantir aux travailleurs concernés une protection sociale adéquate, une rémunération équitable, le respect de leurs droits fondamentaux, ainsi que l’accès à la liberté syndicale et à la négociation collective.

 

Cette décision constitue donc une réponse aux défis posés par les nouvelles formes d’emploi qui se développent à travers le monde.

 

De même, poursuit-il, le dialogue social a été réaffirmé comme un levier essentiel de stabilité. « Les travaux de la Conférence ont réaffirmé le rôle central du dialogue social dans la prévention des conflits du travail et la promotion de la justice sociale », souligne le syndicaliste.

 

En clair, les États membres ont été invités à renforcer les mécanismes de concertation entre gouvernements, employeurs et organisations syndicales, afin de favoriser des relations professionnelles équilibrées et durables.

 

Par ailleurs, explique M. Ngoma, les participants ont également examiné les conséquences de l’intelligence artificielle sur l’emploi et les conditions de travail. A ce sujet, la Conférence a souligné la nécessité d’encadrer ces évolutions technologiques, afin qu’elles contribuent au progrès économique et social tout en préservant les droits et la dignité des travailleurs.

 

Les discussions ont également porté sur les moyens de réduire les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes dans le monde du travail. Pour ce faire, indique le SG de la Fetrag, les États ont été encouragés à renforcer leurs politiques en faveur de l’égalité des chances, de l’égalité salariale et de l’accès des femmes aux responsabilités professionnelles.

 

L’importance des libertés syndicales a aussi été aussi évoqué. D’après Jocelyn Louis Ngoma, la Conférence a rappelé l’importance fondamentale de la liberté syndicale, du dialogue social et du droit de grève dans la construction d’une démocratie sociale moderne. « Ces principes demeurent des garanties essentielles pour la protection et la défense des intérêts des travailleurs à travers le monde », souligne-t-il.

 

S’agissant des enseignements que le Gabon pourrait tirer des conclusions de cette 114ᵉ session de la Conférence Internationale du Travail (CIT) qui a démontré, que le monde du travail est engagé dans des mutations profondes qui exigent anticipation, dialogue et adaptation, la Fetrag soutient que le pays ne saurait rester à l’écart de ces évolutions.

 

En effet, pour la Fetrag, les défis liés à la modernisation des relations professionnelles, à la protection sociale, à la transformation numérique et au respect des libertés syndicales, appellent des réponses concrètes et concertées.

 

Aussi, la Confédération syndicale Fetrag estime, que ces orientations internationales doivent inspirer les réformes nécessaires au renforcement du dialogue social et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs gabonais.

 

Fort de ce qui précède, l’organisation syndicale réaffirme sa détermination à défendre les droits des travailleurs, à promouvoir la justice sociale et à contribuer à l’émergence d’un monde du travail plus équitable, plus inclusif et plus respectueux de la dignité humaine.

 

 

James RHANDAL 

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