Gabon : Le Procureur général Dr Eddy Narcisse Minang suspendu de ses fonctions

LIBREVILLE (Equateur) – Le Procureur général Dr Eddy Narcisse Minang a été suspendu de ses fonctions à titre provisoire, ce jeudi 11 juin pour son ingérence dans certains dossiers. Il est remplacé par Thalie Aubone Nguema Edjo, magistrate hors hiérarchie.

 

D’après nos confrères de la presse judiciaire, la décision n° 000007/MJGSCDH, prise le 9 juin 2026 par le ministre de la Justice, Augustin Emane, a été notifiée au Dr Eddy Narcisse Minang, Procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, le mercredi 10 juin dernier.

 

Une suspension qui, pour nos confrères de la presse judiciaire, suscite une profonde indignation dans les milieux juridiques au regard de la légèreté de la procédure employée.

 

En s’appuyant sur l’article 150 pour justifier ladite suspendu, le ministre de la Justice aurait foulé aux pieds les règles les plus élémentaires du Statut des magistrats. Autrement dit, nonobstant l’absence de recueil des avis des chefs de juridiction supérieure, le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature, organe pourtant garant de l’indépendance et de la discipline, n’a même pas été saisi.

 

La confusion des rôles : le Ministre au-dessus des textes.

 

Toujours d’après nos confrères de la presse judiciaire, il est reproché à la décision du membre du gouvernement, notamment la décision n° 000007/MJGSCDH, une incompétence manifeste.

 

« En vertu de l’article 150, la loi distingue rigoureusement l’autorité qui prononce la suspension de celle qui en assure le contrôle. Or, Augustin Emane, en signant lui-même l’acte de suspension, a confondu ces prérogatives, sortant ainsi de la procédure normale qui aurait dû voir le Secrétaire général de la Chancellerie agir dans le cadre de l’administration centrale », explique nos confrères.

 

En clair, le Procureur général Dr Eddy Narcisse Minang n’a fait l’objet d’aucune audition, d’aucune demande d’explications et n’a jamais été mis en mesure de présenter ses observations avant que la sanction ne tombe. Cette absence d’exposé circonstancié des faits est une entorse aux garanties fondamentales reconnues à tout agent public, martèle nos confrères de la presse judiciaire.

 

La suspension du Procureur général serait donc une erreur d’appréciation, pense la presse judiciaire, soutient la presse judiciaire.

 

 

Levi NGOMA 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à notre Newsletter

[mc4wp_form id="769"]