Gabon/Dialogue social à la Cnamgs : « Ce que le bureau exécutif du Synapro-Cnamgs doit comprendre et retenir »
LIBREVILLE (Equateur) – À la suite du droit de réponse du Bureau Exécutif du Synapro-Cnamgs, une autre organisation syndicale de l’entreprise, notamment le Synapro-Force Libre Cnamgs a tenu à apporter certaines précisions sur les notions de représentativité syndicale et de dialogue social au sein de la Cnamgs, afin d’éviter toute confusion.
La représentativité syndicale
Sur la représentativité syndicale, pour le Synapro-Force Libre Cnamgs, il convient de rappeler que la représentativité syndicale est une notion encadrée par les dispositions du Code du travail, les textes réglementaires en vigueur ainsi que les règles applicables aux élection élections professionnelles.
Elle ne peut être revendiquée de manière unilatérale ni être considérée comme définitivement acquise avant l’achèvement de l’ensemble du processus légal, souligne-t-il, car la représentativité découle notamment des résultats des élections professionnelles.
Toutefois, précise le Synapro-Force Libre Cnamgs, la pleine reconnaissance de la représentativité suppose la validation officielle des résultats, leur publication conformément aux dispositions en vigueur ainsi que l’installation effective des représentants élus.
« À ce jour, dès lors que ce processus n’est pas entièrement achevé, toute affirmation tendant à présenter une organisation syndicale comme l’unique interlocutrice légitime des travailleurs apparait prématurée », soutient Genia Yannick Lendoye, président du Synapro-Force Libre Cnamgs.
Le dialogue social ne saurait être réduit à la seule représentativité électorale
Selon l’organisation syndicale, il est également important de souligner que le dialogue social ne se limite pas exclusivement aux organisations bénéficiant d’une représentativité électorale définitivement établie.
Dans la pratique comme dans l’esprit des textes, explique le Synapro-Force Libre Cnamgs, les directions des entreprises et administrations peuvent échanger avec les représentants du personnel dont les mandats demeurent en vigueur jusqu’à leur remplacement effectif.
« Elles peuvent également recevoir et consulter toute organisation syndicale légalement constituée au sein de l’institution. La reconnaissance légale d’un syndicat lui permet de porter la voix de ses adhérents et de participer aux échanges portant sur les préoccupations professionnelles des travailleurs, dans le respect des textes en vigueur », précise Genia Yannick Lendoye.
Sur les dispositions transitoires
Selon le président du Synapro-Force Libre Cnamgs, cette réalité est d’ailleurs prise en compte par les autorités compétentes. L’arrêté n°0007 du ministre du Travail prévoit, dans l’attente de la finalisation du processus électoral et de l’installation des nouveaux représentants, la poursuite provisoire des négociations avec les délégués syndicaux issus des précédentes élections professionnelles.
« Cette disposition transitoire vise notamment à garantir la continuité du dialogue social, à préserver la stabilité des relations professionnelles et à éviter toute rupture de représentation susceptible de porter préjudice aux travailleurs », explique-t-il.
Le dialogue social doit rester ouvert et inclusif
Pour le Synapro-Force Libre Cnamgs, l’intérêt des travailleurs doit demeurer la priorité. Dès lors, il apparait réducteur de faire de la représentativité une condition exclusive et préalable à tout exercice du dialogue social.
Le dialogue social repose également sur la reconnaissance légale des organisations syndicales, le respect des textes, l’écoute, la concertation, la recherche du consensus et la volonté commune d’améliorer les conditions de travail.
« Réduire le dialogue social à une seule question de représentativité reviendrait à en restreindre inutilement le champ et à écarter des acteurs légalement constitués qui peuvent légitimement participer aux échanges », souligne le président Lendoye.
Dans le contexte actuel de la Cnamgs, marqué par de fortes attentes des travailleurs concernant notamment les conditions de travail, la classification, les carrières, les avantages sociaux et l’amélioration du cadre professionnel, l’organisation syndicale estime qu’il est indispensable que l’ensemble des partenaires sociaux privilégie l’esprit de dialogue, d’ouverture, de responsabilité et de construction collective.
« L’intérêt supérieur des travailleurs doit demeurer la priorité. Il ne saurait être subordonné à des débats d’interprétation, à des querelles de positionnement ou à une volonté de monopoliser le dialogue social », martèle-t-il.
En conclusion, le Synapro-Force Libre Cnamgs rappelle au Synapro cnamgs que le dialogue social est avant tout un instrument de rassemblement, d’apaisement et de progrès collectif. Il doit rester ouvert à l’ensemble des organisations syndicales légalement constituées, dans le strict respect des textes de la République et dans l’intérêt des travailleurs de la Cnamgs.
L’objectif soutient-il, ne doit pas être de savoir qui parle le plus fort, mais de savoir qui contribue concrètement à défendre les intérêts des travailleurs et à construire un meilleur cadre professionnel.
LA RÉDACTION
