Gabon/Révision du code du travail : « L’examen de l’avis technique du BIT, nous a donné l’opportunité de prendre des décisions objectives », Jocelyn Louis Ngoma

LIBREVILLE (Equateur) – Les travaux de révision du code du travail qui ont repris mercredi 2 septembre dernier à Libreville, se sont achevés ce lundi 7 septembre sur fond de satisfaction des participants. Pour Jocelyn Louis Ngoma, membre du présidium du comité de transition de la Cosyga et vice-président de la plénière des travaux  de révision du code du travail, ce cadre a permis à l’ensemble des partenaires sociaux, d’être outillés pour mieux prendre en charge, la représentation des travailleurs, mais surtout assumer pleinement les rôles et responsabilités assignés à « l’honorable institution qu’est le syndicalisme ».

 

 

Les travaux de révision du code du travail qui ont repris le mercredi 2 septembre dernier, se sont achevés ce lundi 7 septembre à Libreville. Une occasion pour Jocelyn Louis Ngoma, membre du présidium du comité de transition de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga) et vice-président de la plénière des travaux de révision du code du travail, de revenir sur l’objectif de cette seconde phase.

 

 

« Le 3 septembre 2020, nous avons procédé, à l’ouverture officielle des travaux de la deuxième phase de la révision du projet du prochain code du travail gabonais. Pendant 6 jours, nous nous sommes attelé à examiner les points de contradiction entre employeurs et travailleurs, issus de la première phase des travaux. Ce sont ces contradictions qui ont contraint, pour des raisons de transparence, le ministère en charge du travail, de solliciter l’expertise du bureau international du travail (BIT). », a-t-il déclaré.

 

 

En effet lors de la première phase des travaux, c’est à dire la plénière du 3 au 10 février dernier, le gouvernement et les partenaires sociaux s’étaient accordés sur un chronogramme, pour la suite du processus. Il s’agissait entre autres : La transmission au BIT, par le gouvernement, de tous les rapports pour avis technique sur lequel le gouvernement devra fonder son arbitrage (…) ; ensuite, la convocation des membres du bureau des trois commissions et du bureau de la plénière pour présenter l’avis technique (…) ; et pour finir, la transmission au bureau de la plénière de la mouture finale du projet, « pour permettre au travailleurs la consultation préalablement du mémorandum du BIT, dont le rapport et les annexes représentent plus de 400 pages, avant l’action du gouvernement pour la mise à jour du dispositif législatif et réglementaire », précise Jocelyn Louis Ngoma.

 

 

Aussi, soutient le vice-président de la plénière des travaux, cette seconde phase qui a débuté le mercredi 2 septembre dernier et qui était axée sur l’examen de l’avis technique du BIT, « nous a donné l’opportunité de prendre des décisions objectives, sur un sujet aussi sensible que la réforme du code du travail. Ainsi, l’ambiance qui a régné tout au long de ce challenge, nous laisse croire, que la sagesse qui a animé les parties prenantes, tout au long de la première phase des travaux, restera de mise dans la phase finale. Je ne peux que m’en réjouir au nom du groupe des travailleurs, au terme de ces travaux, ce dont je ne pouvais d’ailleurs pas douter au regard de la qualité des participants qui ont animé nos travaux ».

 

 

Nonobstant les décisions objectives qui ont été prises en faveur des travailleurs, le syndicaliste membre du comité de transition du présidium de la Cosyga, se réjouit également de tout ce qu’ils ont appris en tant que partenaires sociaux, pour mieux défendre les intérêts des travailleurs.

 

 

« C’est pourquoi, nous sommes convaincus que nous sommes désormais mieux outillés, non seulement par rapport à la connaissance générale en terme de normes internationales, mais également, et surtout à la culture de la notion de partenaire social, pour mieux prendre en charge, la représentation des travailleurs, dans les missions qui sont les nôtres et assumer pleinement les rôles et responsabilités assignés à l’honorable institution qu’est le syndicalisme », a-t-il souligné.

 

 

Toutefois, M. Ngoma a émis le souhait de voir un tel cadre d’échanges d’expérience contribuer à terme, à une plus grande responsabilisation de chaque représentant des travailleurs. « Je les encourage donc à prendre à cet égard, toute  la mesure d’une telle opportunité, afin de contribuer à rendre opérationnel ce cadre de partage des savoirs créés, dans l’optique de la mise en place d’un conseil national du dialogue social », a-t-il renchéri, avant d’ajouter « Il reste entendu comme les travailleurs le souhaitent, que ce travail se résume à une victoire gagnant-gagnant, entre employeurs et employés ».

 

 

En guise de conclusion, le vice-président de la plénière des travaux de la révision du code du travail, à réitérer sa profonde gratitude a toutes les organisations professionnelles des secteurs privé et parapublic, « qui nous ont accompagné tout au long de ce combat Il me plaît également, de rappeler aux travailleurs, nos sincères remerciements pour avoir placé en nous, leur confiance en faisant de nous les membres de la plénière, partenaires techniques pour l’animation de ces travaux stratégiques. Au nom du groupe des travailleurs, je vous remercie ».

 

 

 

James RHANDAL

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