Gabon : Le SAMTAC interpelle le Chef de l’État sur le mode de paiement du permis de conduire numérique 

LIBREVILLE (Equateur) – Au lendemain du lancement de l’opération de délivrance des permis de conduire numérique par les autorités gabonaises, le SAMTAC tient à interpeller le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, sur le système de paiement via les services de mobile money, en lieu et place du Trésor public.

 

Le mardi 30 mars dernier, dans un entretien accordé à notre Rédaction, le Syndicat des Agents du Ministère des Transports, de l’Aviation Civile et de la Marine Marchande (SAMTAC), a exprimé son indignation quant au mode de paiement du permis de conduire numérique qui selon son président, Michel Nang Metogo, se ferait par mobile money. Une véritable incongruité lorsqu’on sait qu’il existe un Trésor public.

 

« Nous saluons l’initiative d’innovation engagée à travers l’introduction du numérique dans la gestion du permis, qui constitue une avancée notable vers la modernisation de notre administration. Toutefois, nous exprimons des réserves quant au recours au système de paiement via les services de mobile money », déplore le SAMTAC.

 

Si ce mécanisme peut, en apparence, traduire la volonté du Ministère des Transports de renforcer la transparence et de lutter contre les détournements ou les pratiques frauduleuses de certains agents indélicats, il fait néanmoins courir le risque de détournement de l’argent du contribuable gabonais.

 

Aussi, le SAMTAC s’interroge de savoir pourquoi le paiement ne s’effectue-t-il pas via un ordre de recette dûment acquitté auprès du Trésor public ?

 

De même, étant donné que les paiements s’effectuent en dehors du circuit légal (Trésor public), quelles garanties peut-on avoir quant à la transparence dans la répartition des fonds entre l’opérateur privé et la part revenant à l’État gabonais ?

 

C’est pourquoi, en tant que partenaire social responsable, le SAMTAC tient à interpeller le Chef de l’État, d’autant plus que le ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, refuserait tout dialogue.

 

Par ailleurs, le SAMTAC précise que sa sortie, ne s’inscrit nullement dans une logique de dénonciation, mais plutôt dans une démarche d’alerte constructive.

 

« L’objectif est de prévenir toute dérive potentielle et de contribuer à assurer une mise en œuvre saine et transparente des réformes engagées, afin que notre département ministériel puisse véritablement progresser et atteindre les objectifs de développement qui lui sont assignés », précise-t-il.

 

 

Levi NGOMA

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